Cette série photographique se concentre sur le paysage post-industriel de villes telles que SaintÉtienne, Roanne, Tarare ou Thiers, ayant subies de larges transformations après la fin de l’ère industrielle en France. Venant d’une ville populaire (Saint-Étienne), je suis sensible à ce type d’espaces en constantes mutations, à ce rapport entre Industrie et Nature et aux rapprochements qui s’opèrent entre ces deux types d’espaces : des ambiances de villes fantômes à la lisière de l’urbain, des lieux de passage, des traces d’activité humaine qui peuvent y subsister. Autant d’éléments que Walker Evans définit comme « ce qui est en train de s’évanouir dans l’histoire » . Je cherche à faire une sorte « d’état des lieux » de ces paysages, m’inspirant dans mon approche et mon cadrage du « Style Documentaire » et des pratiques post-documentaires qui en sont issues, notamment les missions de la DATAR et de l’Observatoire du Paysage (John Davies, Thibaut Cuisset, Geoffroy Mathieu…).

This photographic series focuses on the post-industrial landscape of towns such as SaintÉtienne, Roanne, Tarare or Thiers, which have undergone major transformations after the end of the industrial era in France. Coming from a popular city (Saint-Étienne), I am sensitive to this type of space in constant mutations, to this relationship between Industry and Nature and to the connections that take place between these two types of spaces: atmospheres of ghost towns on the edge of the city, places of passage, traces of human activity that may remain there. All of which Walker Evans defines as « that which is fading into history ». I try to make a sort of “inventory” of these landscapes, drawing inspiration from my approach and my framing of the “Documentary Style” and the post-documentary practices that resulted from it, in particular the missions of DATAR and the Landscape Observatory (John Davies, Thibaut Cuisset, Geoffroy Mathieu…).